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huissier-priseur (nous dirions aujourd'hui un commissaire-priseur) du nom de Jean Cau-rier. Cet individu fit la vente, dans laquelle sans doute furent compris nombre d'objets ayant appartenu à Molière, et cette opéra­tion produisit probablement une assez forte somme d'argent, puisqu'après avoir donné aux héritiers un à-compte, l'huissier-priseur se trouva encore leur débiteur d'environ qua­torze cents livres. Malgré de nombreuses réclamations, deux sentences du Châtelet et une obligation notariée, Jean Caurier ne remboursa jamais ces quatorze cents livres. Il mourut, le 28 septembre 1706, dans son domicile situé au coin'des rues de la Tacherie et Jean-Pain-Mollet. Les trois héritiers d'Armande Béjard intervinrent alors comme créanciers et présentèrent leurs réclamations. Mais le défunt était insolvable ; son dénû-